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Publié le
2023 juin 12

Objectif 2.


Comme nous l'avons souligné dans la première partie, certains effets du changement climatique sur la biodiversité sont déjà évidents. Ils sont susceptibles de continuer à augmenter en raison de la hausse prévue de la température. Le changement climatique constitue une menace directe pour la biodiversité et la fourniture de services écosystémiques car il perturbe les relations écologiques, déséquilibre le fonctionnement des écosystèmes ; il accroît l'impact des espèces exotiques envahissantes, perturbe le cycle de vie de certaines espèces et provoque la migration ou la disparition d'autres, et peut affecter des services écosystémiques spécifiques tels que la régulation de l'eau, le cycle des nutriments, l'approvisionnement alimentaire. Les populations d'espèces nordiques ont tendance à se déplacer vers le nord ou à disparaître complètement (par exemple, les espèces végétales), n'ayant pas été en mesure de s'adapter au changement climatique. Les écosystèmes terrestres sont principalement affectés en termes de phénologie végétale et de distribution des espèces végétales et animales, les espèces spécialisées étant les plus menacées.

Même si la société réduit considérablement ses émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines décennies, le système climatique devrait continuer à changer au cours des siècles à venir. Nous devons donc nous préparer et nous adapter aux conséquences de certains changements climatiques inévitables, en plus de prendre des mesures d'atténuation.

Pour prévenir ou limiter les dommages graves à l'environnement, à la société et à l'économie, des stratégies d'adaptation pour les systèmes concernés doivent être développées aux niveaux national, régional et local. En 2010, la Belgique a adopté sa stratégie nationale d'adaptation au climat. Il a 3 objectifs :

améliorer la cohérence entre les activités d'adaptation existantes en Belgique (évaluation des impacts du changement climatique, de la vulnérabilité au changement climatique et des mesures d'adaptation déjà mises en œuvre) ;

améliorer la communication aux niveaux national, européen et international ;

lancer un processus visant à élaborer un plan d'action national.

La stratégie résume les impacts attendus du changement climatique en Belgique dans plusieurs domaines, dont la biodiversité, et donne un aperçu des mesures d'adaptation déjà prises dans ces domaines ainsi que deux domaines transversaux : la recherche et la coopération internationale. Cette stratégie a lancé le processus d'élaboration d'un plan national d'adaptation. Dans ce contexte, les différents niveaux de gouvernement (gouvernement fédéral, Wallonie, Flandre et Bruxelles-Capitale) ont réalisé des études afin de préparer les futurs plans d'adaptation fédéraux/régionaux qui fourniront la base de référence pour le plan d'adaptation national.

Des études régionales ont permis d'élaborer des projections climatiques régionales et de fournir des informations sur la vulnérabilité sectorielle aux conditions climatiques futures.

La Région flamande a publié en 2013 le plan régional d'adaptation au changement climatique (Het Vlaams Klimaatbeleidsplan 2013-2020). La Région wallonne a adopté en 2007 le plan wallon « Air-Climat ». La Région de Bruxelles-Capitale a approuvé en septembre 2013 la proposition d'un avant-projet pour le plan régional air-climat-énergie.