Autres

Autres

Publié le
2023 juin 12


La partie belge de la mer du Nord est un écosystème sensible et constitue l'une des zones marines les plus densément utilisées au monde, soumise à d'importantes pressions liées aux activités maritimes (par exemple, la pêche, la défense côtière, l'extraction de sable et de gravier, le transport maritime, l'énergie offshore, le tourisme) et les activités terrestres (agriculture, urbanisation, ports, industrie).

Faire face aux pressions résultant de ces activités au sein d'une structure étatique complexe constitue une question de gestion globale importante. La mise en œuvre des plans de gestion des aires marines protégées de la partie belge de la mer du Nord adoptés en janvier 2018 ainsi que les objectifs de bon état environnemental (à atteindre d'ici 2020) revus en 2018 et les mesures connexes dans le cadre de la directive-cadre sur la stratégie marine de l'UE [2008/56/CE] (MSFD) contribueront à relever ce défi.

Les aires protégées côtières et marines (AMP) constituent un moyen important de préserver la riche diversité de vie de l'océan. Ils peuvent soutenir les économies locales en fournissant un refuge contre la pression de la pêche pour les stocks de poissons commerciaux. Si elles sont correctement localisées et gérées, les AMP peuvent servir d'habitats refuges et entraîner une réduction de la mortalité due à la pêche et des prises accessoires.

La création d'aires marines protégées d'importance écologique dans la zone marine belge, complétée par le réseau Natura 2000 (35,85 % de la superficie de la partie belge de la mer du Nord), a constitué une étape importante. Les AMP existantes sont reprises dans le plan spatial marin adopté en 2014. Ce décret royal interdit un certain nombre d'activités humaines dans les zones Natura 2000 (par exemple les activités industrielles).

En outre, un programme de mesures pour la directive-cadre sur la stratégie pour le milieu marin a été adopté en mars 2016. Ce programme de mesures répond à toutes les pressions et à tous les secteurs (socio) économiques pertinents afin de permettre le rétablissement des habitats et des populations dégradés afin d'atteindre le bon état environnemental (GES) et/ou l'état de conservation favorable (FSC) d'ici 2020. Ce programme de mesures stimule la transition des activités humaines (y compris la pêche) ayant des effets négatifs sur les espèces et les habitats vers des activités humaines permettant d'atteindre le GES ou le FSC.