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Publié le
2023 juin 12


La Belgique, à travers sa politique de coopération au développement, encouragera et soutiendra des activités participatives génératrices de revenus qui sont basées sur l'utilisation durable de la biodiversité et qui bénéficient aux populations locales. En particulier, le rôle des agriculteurs en tant qu'acteurs de la protection de la biodiversité grâce à la mise en œuvre de bonnes pratiques et technologies agricoles devrait être encouragé et soutenu par la coopération belge au développement.

La DC belge soutiendra également, de manière durable, d'autres activités ou mécanismes générateurs de revenus basés sur la biodiversité et susceptibles de présenter des avantages locaux, tels que l'écotourisme, la chasse, la pêche et la cueillette gérées par les communautés, et la maintenance des services écosystémiques avec des avantages collectifs.

Des projets de renforcement des capacités en matière de biosécurité, visant à aider de différentes manières les pays en développement à éviter les impacts négatifs potentiels des OGM sur la biodiversité et la santé, seront également entrepris par la politique belge de coopération au développement.

Par le biais de dialogues politiques avec les pays partenaires et d'autres donateurs, la Belgique cherchera également à renforcer la promotion des droits d'accès, des droits de propriété et de la responsabilité partagée des communautés autochtones et locales sur les actifs de biodiversité. Ce dialogue politique sera mené conformément aux accords et processus internationaux existants.

La création d'un environnement favorable à la biodiversité dans les pays partenaires doit être basée sur leurs priorités nationales. Cependant, en tenant dûment compte des objectifs mondiaux d'Aichi, il est également important de soutenir les domaines clés pour la biodiversité. En particulier, les zones protégées, les forêts et l'environnement marin ont été fréquemment soulignés comme des priorités par les pays partenaires lors des discussions bilatérales et multilatérales.

Dans le cadre de la politique de coopération au développement, une attention particulière doit également être accordée à la mise en place d'un réseau représentatif mondial de zones protégées. Les programmes nationaux d'aires protégées constituent la base pour atteindre de nombreux objectifs d'Aichi de manière durable. Les zones protégées sont en place depuis de nombreuses décennies ; toutefois, leur gestion n'a pas toujours été aussi optimale qu'elle le pourrait pour stopper la perte de biodiversité d'ici 2020. Afin de garantir que les aires protégées existantes et supplémentaires à créer soutiennent la mise en œuvre de la CDB, la Belgique, sur la base des demandes des pays partenaires et de leurs priorités nationales, dans ses efforts bilatéraux et multilatéraux, encouragera activement le développement de programmes nationaux d'aires protégées et l'intégration de différents instruments politiques afin d'améliorer la coordination et la cohérence des politiques visant les aires protégées nationales et leur biodiversité.

La biodiversité des forêts est la plus riche de tous les écosystèmes terrestres. Outre la protection des zones forestières à haute valeur de conservation, la gestion durable des forêts (GDF) jouera un rôle crucial pour stopper la perte de biodiversité d'ici 2020. Il est urgent de renforcer la conservation de la biodiversité forestière en améliorant les pratiques de gestion et de planification des forêts qui intègrent les valeurs socio-économiques et culturelles.

De nombreux pays producteurs de bois ont besoin d'une assistance financière, technique et législative pour préparer et mettre en œuvre des programmes forestiers nationaux pour la gestion, la conservation et le développement durable des forêts, développer de bonnes pratiques de gouvernance, revoir et mettre en œuvre les réglementations, les régimes fonciers et les systèmes de planification liés aux forêts, promouvoir la transparence, combattre la corruption et renforcer la participation de la société civile, afin de fournir une base pour une utilisation durable de la biodiversité forestière.

Les programmes forestiers nationaux (PFN) pour la gestion, la conservation et le développement durable des forêts sont considérés comme des processus largement participatifs menés par les pays pour formuler et mettre en œuvre des politiques et des instruments qui favorisent efficacement le développement du secteur dans le contexte de politiques et de stratégies plus larges de développement durable. L'objectif des NFP est de promouvoir la conservation et l'utilisation durable des ressources forestières afin de répondre aux besoins locaux, nationaux et mondiaux, en favorisant des partenariats nationaux et internationaux pour gérer, protéger et restaurer les ressources forestières et les terres, dans l'intérêt des générations présentes et futures. Les principaux objectifs sont de :

- introduire des approches de planification intersectorielles impliquant tous les partenaires concernés, afin de résoudre les conflits et de générer des politiques et des programmes efficaces pour résoudre les problèmes ;

- sensibiliser et mobiliser des engagements à tous les niveaux afin de résoudre les problèmes liés au développement durable des forêts ;

- accroître l'efficience et l'efficacité des actions publiques et privées pour le développement durable des forêts ;

- favoriser partenariats locaux, nationaux, régionaux et internationaux ;

- mobiliser et organiser les ressources nationales et (si nécessaire) internationales et catalyser l'action pour mettre en œuvre des programmes/plans de manière coordonnée ;

- planifier et mettre en œuvre la manière dont les forêts et le secteur forestier pourraient contribuer aux initiatives nationales et mondiales, par exemple les plans d'action environnementaux et les actions convenues pour mettre en œuvre les principes forestiers, chapitre 11 de l'Agenda 21, les conventions sur la biodiversité, sur le changement climatique et sur Désertification.

Dans ses efforts bilatéraux et multilatéraux, la Belgique encouragera activement le développement de programmes forestiers nationaux et l'intégration de différents instruments politiques afin d'améliorer la coordination et la cohérence des politiques visant à promouvoir la gestion durable des forêts et la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique des forêts.

Aujourd'hui, la gestion intégrée des côtes (ICM), également connue sous le nom de gestion intégrée des zones côtières (GIZC), est devenue l'approche privilégiée en matière de développement durable et d'utilisation des ressources des zones côtières. Étant donné la dépendance de nombreux pays en développement à l'égard de l'environnement marin pour leur sécurité alimentaire, le soutien à des programmes côtiers et marins intégrés bénéficiera largement à la fois aux pays partenaires et à la biodiversité. Il sera important d'aider le pays partenaire à développer les connaissances et les capacités nécessaires (y compris celles des institutions concernées) afin de créer un environnement favorable à l'intégration des préoccupations relatives à la biodiversité marine et côtière dans les plans sectoriels pertinents.

Dans le cadre de ses efforts bilatéraux et multilatéraux, la Belgique, sur la base des demandes des pays partenaires et de leurs priorités nationales, encouragera activement le développement de la GIZC afin d'aider les pays partenaires à améliorer la coordination et la cohérence des politiques visant à la conservation et à l'utilisation durable de la biodiversité côtière et marine.