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Publié le
2023 juin 12

Objectif 1 - Identifier et suivre les composantes prioritaires de la biodiversité en Belgique


En principe, l'ensemble de la richesse de la biodiversité devrait être protégé. Il n'est toutefois pas possible de concentrer les efforts sur tous les éléments de la biodiversité. La stratégie concentrera donc les efforts là où ils sont le plus nécessaires, à savoir sur les éléments de la biodiversité les plus menacés ou susceptibles de l'être dans un avenir proche. Les éléments prioritaires de la biodiversité nécessitant les mesures de protection les plus urgentes doivent être identifiés et leur état surveillé.

Les composantes prioritaires de la biodiversité comprennent (1) les écosystèmes et les habitats uniques, rares, menacés de disparition ou qui jouent un rôle crucial pour les espèces prioritaires ; (2) les espèces rares, menacées, vulnérables, endémiques ou vivant dans des habitats spécifiques ; (3) les génomes et les gènes revêtant une importance sociale, scientifique ou économique particulière ; et (4) les composants fonctionnels de la biodiversité essentiels à la fourniture de services écosystémiques.

La gestion adaptative concerne la nature complexe et dynamique des écosystèmes et de leurs utilisations, ainsi que l'absence de connaissance complète de leur fonctionnement. Étant donné que les circonstances changent et que les incertitudes sont inhérentes à toutes les utilisations gérées des éléments de la biodiversité, la gestion adaptative est capable de répondre aux incertitudes et elle contient des éléments d' « apprentissage par la pratique » ou de retour d'expérience de la recherche. La surveillance est un élément clé de la gestion adaptative.

Un suivi adéquat, suivi de rapports réguliers sur l'état et les tendances des composantes prioritaires de la biodiversité, est important. Il permet à la gestion adaptative et aux décideurs de développer des réponses politiques adéquates. C'est également une condition préalable pour communiquer les progrès réalisés dans la réalisation des objectifs de 2020 au public et aux parties prenantes. En outre, il contribue à renforcer la sensibilisation et la participation du public. Afin d'éviter une charge supplémentaire en matière de rapports, le format de ces rapports devrait être rationalisé conformément aux obligations de déclaration existantes sur la biodiversité au niveau européen et au niveau de la CDB.

Un ensemble d'indicateurs de biodiversité a déjà été adopté par la CDB pour suivre la mise en œuvre de l'objectif de 2020 (voir encadré ci-dessous). Plusieurs de ces indicateurs ont été testés et normalisés au niveau de l'UE par l'Agence européenne pour l'environnement (ensemble d'indicateurs principaux de biodiversité de l'UE, projet SEBI 2020) afin de suivre l'état de la biodiversité en Europe. Les États membres sont donc invités à faire rapport chaque année à l'AEE sur ces indicateurs.

Le suivi et l'établissement de rapports sur l'état de la biodiversité en Belgique nécessiteront le développement d'outils de suivi et d'indicateurs appropriés, conformément aux résultats du projet SEBI 2020 (voir également l'objectif 7.3).