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News Elevage : les races locales veulent reprendre du poil de la bête

Cet article présente des races locales d'animaux d'élevage, originaires du Nord de la France et de Belgique, actuellement présentées aux visiteurs au salon de l'agriculture, à Paris.

Concerned URL http://www.lavoixeco.com/actualite/Dossiers/A_la_loupe/Salon_de_l_agriculture_2008/2012/02/28/article_elevage-les-races-locales-veulent-reprendre-du.shtml
Source La voix du Nord, France
Release date 26/03/2012
Geographical coverage Europe, Belgium, France,
Keywords agricultural biodiversity, agrobiodiversity or agricultural biological diversity,

Paradoxe du Salon de l'agriculture. C'est en plein Paris, dans de petits box exigus, que la France redécouvre ses races régionales. Les pâturages sont loin, mais les animaux du Nord - Pas-de-Calais sont là, bien décidés à ne pas être oubliés.

La rouge flamande. « Ce serait une erreur de ne pas être au Salon. » Édith Macke, présidente de l'Union rouge flamande, trente ans de Salon derrière elle, est un chantre de la préservation de la race. Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, il y aurait 534 races bovines en Europe, dont 464 considérées comme des races locales ou régionales. Cent neuf races ont déjà disparu. « N'avoir qu'une race de vache, ce serait comme n'avoir qu'une seule sorte de fromage. C'est notre patrimoine qu'il faut préserver . » Au total, 3 500 rouges flamandes ruminent dans le Nord - Pas-de-Calais et la Picardie.

La bleue du Nord. Avec 700 animaux en France, 3 000 au total, la bleue du Nord se bat avec ses petites cornes contre la toute-puissante prim'Holstein (la « classique » vache noir et blanc) et le rendement intensif. « Nous sommes dans des systèmes agricoles de plus en plus importants, qui privilégient la production, pas les races locales », déplore Gilles Druet, éleveur à Saint-Aubin dans l'Avesnois. La bleue du Nord n'est pas sur la paille ; elle est l'une des rares à être autant laitière que race à viande.
La blanc bleu. Dans le Nord - Pas-de-Calais, la Picardie et le Grand Ouest, 24 000 blanc bleu paissent dans les champs. La race trouve son origine en Belgique. Elle a la particularité d'être à la fois rustique et docile : idéal pour parader au Salon de l'agriculture.

Le cheval boulonnais. « Il n'y a pas que la biodiversité du panda », plaisante sans rire Élodie Vander-haeghe, du syndicat hippique boulonnais. Il y a aussi celle des chevaux de trait, et du boulonnais en particulier. « C'est une race menacée d'extinction. » Difficile d'estimer le nombre d'animaux. Mais on sait que 200 naissances ont eu lieu en 2011. C'est peu. Surnommé « le pur sang des chevaux de trait », le boulonnais était traditionnellement utilisé pour le transport du poisson. Il peut l'être maintenant pour les promenades, le ramassage de déchets ou autres travaux...Le trait du Nord. Trapu et massif, il est réputé pour sa puissance. Mené par Morgan Robillard, 16 ans, il a d'ailleurs remporté le concours de traction samedi au Salon de l'agriculture. Sa corpulence est telle que dès dix-huit mois, ce cheval est apte au travail. Il est aussi très doux. Mais chaque année, ce sont seulement 100 naissances de traits du Nord qui sont enregistrées.

Le mouton boulonnais. Rustique, solide, sa viande rosée bénéficie d'une belle valorisation de sa production, même si la filière est toujours à la recherche de nouveaux débouchés. Mais là n'est pas la seule fonction du mouton boulonnais, qui entretient les espaces naturels des deux caps. Ainsi, huit éleveurs veillent sur les 520 brebis qui parcourent les pâturages du cap Blanc-Nez.

Le gris de l'Artois. Yvon Castien, président de la fédération régionale avicole, ne tarit pas d'éloges sur cette nouvelle race de lapin. « Huit années de travail ont été nécessaires pour homologuer, le 1er janvier, ce gris de l'Artois. Il fallait présenter trois critères différents de races existant déjà. » Le résultat, c'est un lapin massif de 4 kg à 5 kg, à la couleur marron caractéristique. L'intérêt ? « Avoir une vraie espèce cent pour cent régionale. On avait déjà le géant des Flandres, mais il était commun avec les Belges. » L'objectif est maintenant de faire connaître le gris de l'Artois au reste de la France. D'où sa présentation officielle à Paris.

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