HTML Document Plan stratégique

Date de publication 14/05/2010
Contributeur Valerie Tchuante
Couverture géographique Monde
Mots-clefs CDB, Plan stratégique

Ce plan stratégique a été repris à partir du site du Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique.
Introduction
ans la décision VI/26 la Conférence des Parties a pris note des conclusions du Groupe de travail de Seychelles sur le Plan stratégique et le rapport de la Réunion intersessions à composition non limitée sur le Plan stratégique, les rapports nationaux et la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique (19 - 21 novembre 2001, Montréal, Canada) et a adopté un Plan stratégique pour la Convention sur la diversité biologique. La Conférence des Parties a exhorté les Parties, les États, les organisations intergouvernementales et autres organisations à revoir leurs activités, spécialement leurs stratégies et plans d'action nationaux de la biodiversité à la lumière du Plan stratégique pour la Convention sur la diversité biologique. Le texte complet du Plan stratégique, tel que contenu dans l'Annexe de la Décision VI/26, est reproduit en dessous. Le plan stratégique sera mis à jour lors de la COP-10.

Plan stratégique pour la Convention sur la diversité biologique

1. En 2002, 10 ans après que la Convention sur la diversité biologique ait été ouverte à la signature, les Parties ont mis au point ce plan stratégique pour guider sa mise en œuvre aux niveaux national, régional et mondial. 2. L'objectif est d'enrayer effectivement l'appauvrissement de la diversité biologique afin d'assurer la continuité de ses utilisations bénéfiques grâce à la conservation et l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques.

A. La question

La diversité biologique est le fondement vital du développement durable 3. Biodiversité - de la variabilité à l'intérieur et entre les organismes vivants et les systèmes qu'ils habitent- est le fondement sur lequel la civilisation humaine a été bâtie. Outre sa valeur intrinsèque, la diversité biologique procure des biens et des services qui soutiennent le développement durable de nombreuses manières, contribuant ainsi à la lutte contre la pauvreté. Premièrement, elle soutient les fonctions des écosystèmes indispensables à la vie sur Terre, comme l'approvisionnement en eau douce, la conservation des sols et la stabilité climatique. Deuxièmement, elle fournit des produits tels que la nourriture, les médicaments et des matériaux pour l'industrie. Enfin, la biodiversité est au cœur de nombreuses valeurs culturelles. Le taux de perte continue de s'accélérer 4. Le taux de perte de la diversité biologique s'accélère à un rythme sans précédent, menaçant l'existence même de la vie telle qu'elle est actuellement. Le maintien de la biodiversité est une condition nécessaire pour le développement durable, et à ce titre constitue l'un des grands défis de l'ère moderne. Les menaces doivent être abordées 5. Surmonter les menaces auxquelles fait face la biodiversité exige une intervention immédiate et des changements fondamentaux à long terme dans la manière dont les ressources sont utilisées et les avantages sont répartis. La réalisation de ces ajustements exigera des actions à grande échelle parmi un large éventail d'acteurs. Réalisations 7. Depuis l'adoption de la Convention, la Conférence des Parties s'est réunie à plusieurs reprises et, à chaque occasion, a pris des mesures par l'intermédiaire de ses décisions, pour traduire les dispositions générales de la Convention en mesures concrètes. Ce processus a initié des plans d'action nationaux dans plus de 100 pays, suscitant une prise de conscience qui a mené à l'adoption du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, un traité qui fournit un cadre réglementaire international pour le transfert, la manipulation et l'utilisation des organismes vivants modifiés résultant de la biotechnologie moderne. Les défis 8. La mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique a été entravée par de nombreux obstacles, comme indiqué dans l'appendice ci-après. Un défi fondamental pour la Convention réside dans l'ampleur de ses trois objectifs. La nécessité d'intégrer la conservation et l'utilisation durable des ressources biologiques dans tous les secteurs de l'économie nationale, de la société et du cadre décisionnel est un défi complexe au cœur de la Convention. Cela signifie qu'il faudra coopérer avec des acteurs très différents, tels que des organisations et organes régionaux. La gestion intégrée des ressources naturelles, fondée sur l'approche écosystémique, est le moyen le plus efficace pour promouvoir cet objectif de la Convention. 9. La portée de la Convention signifie que la disposition, par les pays développés Parties, de ressources pour mettre en œuvre la Convention est essentielle. 10. Le Plan stratégique peut favoriser une action à large assise, en faisant converger des actions vers les buts et objectifs.

B. Mission

11. Les Parties s'engagent à une application efficace et cohérente des trois objectifs de la Convention, pour atteindre une réduction significative du rythme actuel d'appauvrissement de la biodiversité aux niveaux mondial, régional et national comme une contribution à l'atténuation de la pauvreté et au profit de la vie sur terre, d’ici à 2010.

C. Buts et objectifs stratégiques

Objectif 1: La Convention joue son rôle de leader sur les questions de biodiversité. 1.1 La Convention prépare le programme mondial de la biodiversité. 1.2 La Convention favorise la coopération entre les instruments et processus internationaux pertinents afin de renforcer la cohérence des politiques. 1.3 D'autres processus internationaux soutiennent activement la mise en œuvre de la Convention, d'une manière conforme à leurs cadres respectifs. 1.4 Le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques est largement appliqué. 1.5 Les préoccupations de la biodiversité sont intégrées dans des plans, des programmes et des politiques sectoriels ou intersectoriels aux niveaux régional et mondial. 1.6 Les Parties collaborent à l'échelon régional et sous-régional pour appliquer la Convention. Objectif 2: Les Parties ont amélioré leurs capacités financières, humaines, scientifiques, techniques et technologiques pour mettre en œuvre la Convention. 2.1 Toutes les Parties disposent de capacités pour la mise en œuvre des actions prioritaires des stratégies et des plans d'action nationaux pour la biodiversité. 2.2 Les pays en développement Parties, en particulier les moins avancés et les petits États insulaires en développement, et d'autres Parties à économie en transition, disposent de suffisamment de ressources pour mettre en œuvre les trois objectifs de la Convention. 2.3 Les pays en développement Parties, en particulier les moins avancés et les petits États insulaires en développement, et d'autres Parties à économie en transition, ont accru les ressources et le transfert de technologies disponibles pour mettre en œuvre le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. 2.4 Toutes les Parties ont les moyens d'appliquer le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. 2.5 La coopération scientifique et technique constitue une contribution importante au développement des capacités. Objectif 3: Les stratégies et plans d'action nationaux pour la biodiversité et l'intégration des préoccupations de la biodiversité dans les secteurs pertinents servent de cadre efficace pour la réalisation des objectifs de la Convention. 3.1 Chaque Partie dispose de stratégies, plans et programmes nationaux efficaces dans le but de fournir un cadre national pour la mise en œuvre des trois objectifs de la Convention et fixer des priorités nationales claires. 3.2 Chaque Partie au Protocole de Cartagena sur la biosécurité a un cadre réglementaire fonctionnel en place pour l'application du Protocole. 3.3 Les préoccupations de la biodiversité sont intégrées dans des plans, programmes et politiques nationaux sectoriels et intersectoriels importants. 3.4 Les priorités des stratégies et plans d'action nationaux sont activement appliquées, comme un moyen de mise en œuvre de la Convention, et comme une contribution importante au programme mondial de la diversité biologique. Objectif 4: Il ya une meilleure compréhension de l'importance de la biodiversité et de la Convention, ce qui a permis un plus grand engagement de la société dans la mise en œuvre. 4.1 Toutes les Parties mettent en œuvre une stratégie de communication, d'éducation, de sensibilisation publique et de promotion de la participation du public dans le soutien de la Convention. 4.2 Chaque Partie au Protocole de Cartagena sur la biosécurité promeut et de facilite la sensibilisation du public, l'éducation et la participation dans le soutien du Protocole. 4.3 Les communautés autochtones et locales participent effectivement à l'application et aux processus de la Convention, aux niveaux national, régional et international. 4.4 Les principaux acteurs et intervenants, notamment le secteur privé, sont engagés dans un partenariat pour mettre en œuvre la Convention et intègrent les questions de la biodiversité dans leurs plans, programmes et politiques sectoriels et intersectoriels.

D. Bilan

12. Le Plan stratégique sera mis en œuvre à travers les programmes de travail de la Convention sur la diversité biologique, l'application des stratégies et plans d'action nationaux, et d'autres activités nationales, régionales et internationales. 13. De meilleures méthodes devraient être élaborées afin d'évaluer objectivement les progrès accomplis dans l'application de la Convention et du Plan stratégique.
Appendice

Obstacles à l'application de la Convention sur la diversité biologique

1. Obstacles politiques et sociétaux
  1. Manque de volonté politique et de soutien pour mettre en œuvre la Convention sur la diversité biologique
  2. Participation limitée du public et l'implication réduite des intervenants
  3. Manque d'intégration des questions de la biodiversité dans d'autres secteurs, y compris l'utilisation d'outils telles que les études d'impact environnemental
  4. Instabilité politique
  5. Manque de précaution et de mesures proactives, amenant à appliquer les politiques.
2. Obstacles institutionnels et techniques liés au renforcement des capacités
  1. Capacité insuffisante d'agir, due à des carences institutionnelles
  2. Manque de ressources humaines
  3. Absence de transfert de technologie et d'expertise
  4. Perte des connaissances traditionnelles
  5. Manque de capacités de recherche scientifique adéquates pour appuyer l'ensemble des objectifs.
3. Manque de connaissances et d’informations
  1. Appauvrissement de la diversité biologique et des biens et services, pas bien compris et documentés, qu'elle procure.
  2. Sous-utilisation des connaissances scientifiques et traditionnelles existantes.
  3. Diffusion inefficace de l'information sur les plans international et national
  4. Manque d'éducation et de sensibilisation du public à tous les niveaux.
4. Politique économique et ressources financières
  1. Manque de ressources financières et humaines
  2. Fragmentation du financement du FEM
  3. Manque de mesures d'incitation économiques
  4. Manque de partage des avantages.
5. Collaboration et coopération
  1. Absence de synergies à l'échelon national et international
  2. Absence de coopération horizontale entre les intervenants
  3. Manque de partenariats efficaces
  4. Manque d'engagement de la communauté scientifique.
6. Entraves juridiques
  1. Manque de politiques et de lois appropriées
7. Les facteurs socio-économiques
  1. Pauvreté
  2. Pression démographique
  3. Consommation et modes de production non durables
  4. Manque de capacités pour les communautés locales.
8. Phénomènes naturels et changements environnementaux
  1. Changements climatiques
  2. Catastrophes naturelles.