HTML Document Biotechnologie au Burundi

Release date 22/06/2006
Contributor Benoît Nzigidahera

Institut des Sciences AGronomiques du Burundi travaille en collaboration avec l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et Centrale (ASARECA) 

L’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et Centrale comprend le Burundi, la République Démocratique du Congo, L’Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, le Madagascar, la Tanzanie et l’Ouganda. 

Dans le cadre de développer la biotechnologie en Afrique subsaharienne, le Comité Directeur de l’association a établi un programme à base des données de chaque pays membre. Etant donné que la région n’a pas les mêmes problèmes, il y aura un projet spécifique pour chaque pays. De même, il a été constaté que les pays d’Afrique ont des contraintes semblables mais qui diffèrent par leur intensité. C’est notamment :

  • la chute quantitative et qualitative des produits agricoles
  • la chute des revenues liée avec une faible production -le problème d’utilisation des produits chimiques fertilisants ou pesticides
  • la réduction de l’espace culturale
  • la dégradation des sols  

La biotechnologie permettrait de trouver les voies afin de faire face à ces contraintes. Les méthodes les plus utilisées par la biotechnologie sont :

  • la cultures des tissus
  • l’hybridation et caractérisation des germoplasmes diversifiés
  • l’étude diagnostique et vaccination
  • la génie génétique

A. La culture des tissus 

L’assainissement des cultures par méthodes de la cultures des tissus méristématiques a déjà donné ses fruits surtout pour les cultures à multiplication végétative. Cette méthode permet très facilement de multiplier une clone dépourvue de maladies par la micropropagation invitro. Pour le cas du Burundi, la cultures de pomme de terre sensible aux maladies virales est souvent générée par cette méthode. Dans le programme de la biotechnologie de l’ASARECA, l’ISABU souhaite construire un laboratoire complémentaire à celui de Gisozi afin de réaliser les micropropagation des clones saines des différentes cultures à tubercules telles que les colocases, l’ignames, le manioc, la pomme de terre et la patate douce.

  B. Hybridation et caractérisation du germoplasme

Par recombinaison des molécules d’ADN, il est possibles d’identifier le matériel génétique des différents organismes. Dans le domaine agricole, le croisement des variétés choisies par un paramètre donné/ résistance aux maladies, faibles exigence en éléments nutritifs etc.) permet d’améliorer les cultures. L’identification de la composition du matériel génétique permet aussi à conserver des organismes utiles pour la biodiversification de la nature en général et du matériel semencier en particulier.

En collaboration avec les membres de l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique Centrale et Orientale, l’ISABU souhaite élargir son champ d’action dans la recherche des germoplasmes à utiliser afin de faire face aux contraintes de l’agriculture.

  C. Etude diagnostique et vaccination 

L’identification du matériel génétique (ADN) permet d’examiner et de déterminer les types et les causes de maladies phytopathologiques. Elle permet aussi de déterminer la vaccination commode contre les maladies chez les animaux. L’ISABU en collaboration avec les autres Instituts de recherche agronomiques des régions d’Afrique Centrale et Orientale souhaite construire des laboratoires pour l’identification de l’ADN.

  D. La génie génétique

La génie génétique est le mécanisme de recombinaison de matériel héréditaire chez les végétaux et animauxpour créer un individu nouveau avec des caractéristiques souhaitées chez le maïs par exemple. Il existe des gènes responsables de la résistance à l’acidité, à la sécheresse ou au manque d’azote dans le sol. Il est possible par la transgénique d’introduire ces gènes dans les variétés du maïs en diffusion dans les différentes régions du pays. L’ISABU souhaite aussi avoir des infrastructure et des chercheurs pour évoluer dans ce domaine.