Connaissances sur les différents modes d'exploitation des ressources agricoles
Les ressources agricoles qui peuvent être recensées sont nombreuses, nous
allons nous limiter dans ce résumé aux cultures vivrières les plus
couramment rencontrées dans le pays ( les tubercules, les graminées, les
légumineuses, les plantes fruitières et les plantes légumières) ainsi que
les cultures de rente (le caféier, le théier, le cotonnier, le palmier à
huile, la canne à sucre, )
| Release date |
30/06/2006 |
| Contributor |
Benoît Nzigidahera |
| Geographical coverage |
Burundi |
| Keywords |
Agriculture, Burundi, cultures vivrières, cultures de rente |
Les plantes vivrières
Les tubercules
L’exploitation des tubercules se fait de façon artisanale et anarchique,
les plantes à tubercule sont récoltées toute l’année si on considère l
‘ensemble du pays.
La culture du manioc est une culture négligée , pas entretenue , ne
bénéficie d’aucune fertilisation même traditionnelle. La patate douce
possède 3 var. autochtones qu’il faudrait améliorer. Il existe des débuts de
programmes pour l’amélioration de ces 2 cultures. La récolte est manuelle,
donc bien soignée.
Il n’existe pas de variétés autochtones. La pomme de terre quant à elle
bénéficie d’un peu plus d’attention (entretien, engrais), c’est une plante
exigeante en termes de fertilité. L’exploitation traditionnelle n’existe pas
les semences produites par l’ISABU en collaboration avec le CIP sont très
sensibles aux maladies.
Les graminées
Parmi les graminées ayant une importance pour la population, figurent le
riz, le sorgho, le maïs, et le blé. Le maïs est une plante exigeante en eau
et en sols fertiles .Il est cultivé sur tout le territoire national.
En général, cette culture se fait en association avec celle du haricot.
Le riz est la céréale la plus importante au Burundi. Les cultures sont
modernes ( intrants , soins, irrigation, )il n’existe pas de riziculture
traditionnelle., ceux qui pratiquent la culture du¨riz en maîtrisent la
technique, bref, les agriculteurs bénéficient d’un encadrement technique et
d’un soutien financier.
Le sorgho et le maïs servent aussi d’aliments pour bétail, ils sont
commercialisés et servent dans la fabrication de la bière en milieu rural et
de bouillies .
Il n’ y a pas de programme d’amélioration du blé local. Le blé se cultive
principalement dans la région de Mugamba; il est d’entretien facile.
intervient dans la fabrication des farines pour pâte et bouillies, pain et
même la bière . La semence se conserve par les agriculteurs eux mêmes et se
répartit entre eux. L’ISABU initie un sous programme pour la production des
semences mais celles-ci ne parviennent pas aux agriculteurs pauvres.
Le Trypsacum et le Penissetum sont des plantes
fourragères de grande importance, elles sont plantées par bouture ou par
éclat de souche; elles sont utilisées également pour la lutte
anti-érosive.
Les légumineuses
Le haricot est l’aliment de base du murundi. Le haricot intervient pour
plus de 50 % de l’apport protéique dans l’alimentation burundaise. Les
agriculteurs y attachent une grande importance , toute les régions en
cultivent et appliquent des fertilisants. Les techniques culturales du
haricot sont bien maîtrisées mais la population n’est pas encadrée , elle
conserve ses propres semences. C’est probablement la seule semence que les
paysans n’aiment pas changer, les différentes var locales sont
conservées.
Les plantes fruitières
Elles sont pour la plupart constituées d’arbres pérennes plantés lors de
la colonisation ou de vergers dans les missions ou des plantes de jardins
individuels sans objectif de commercialisation. Les produits sont consommés
sur place. Le Projet Maraîcher produit des plants..
L’IRAZ sélectionne des variétés de banane, et disponibilise des semences
sous forme de vitro-plants. Les produits de la banane se mangent cuits, se
boivent comme vin ou liqueurs et se prennent comme dessert.
Les plantes légumières
Les chayottes, les courges sont des plantes traditionnelles connues de la
population , les autres , nombreuses disparaissent progressivement au profit
des semences importées. Les chayottes également sont en voie de
disparition.
Les Cultures de rente
Le théier et le caféier, cultures de rente sont d’une grande importance
pour le pays car elles produisent des devises nécessaires aux importations
diverses indispensables au développement du pays.
Les techniques culturales sont très bien suivies et organisées par les
filières respectives. La population est réduite à la main d’œuvre et n’est
pas consultée dans les programmes et la fixation des prix.
En plus de l’exportation, le palmier est utilisé pour divers usages
domestiques ( objets artisanaux) mais aussi comme aliments ou boisson (
huile, vin )comme médicament, cosmétique, aliments pour bétail. Le palmier à
huile produit 5 à 7 fois plus d’huile que les arachides, tournesol et soja,
c’est une plante très appréciée par la population qui la cultive.
La population bénéficie d’un encadrement par la SRD
Rumonge.L’exploitation se fait par la cueillette des fruits et l’arrachage
des branches pour l’artisanat et la construction.
Le cotonnier
Le cotonnier est une plante utile surtout pour la population de la plaine
de l’ Imbo. Elle fournit de l’huile alimentaire et cosmétique, des aliments
pour bétails, des produits artisanaux, etc.
La technique culturale, la protection phytosanitaire , la fertilisation
et la commercialisation sont dans les mains de la COGERCO.
La Canne à sucre
Elle est cultivée et transformée industriellement par la SOSUMO., mais il
existe de petites exploitations familiales. La population environnante de la
SOSUMO ne participe pas de façon notable aux programmes , aux projets de
semences et d’entretien.