L’agrobiodiversité ou diversité biologique agricole inclut toutes les
composantes de la diversité biologique qui relèvent de l’alimentation et de
l’agriculture et tous les composantes de la diversité biologique qui
contribuent à maintenir les fonctions clés des agro-systèmes. Il en découle
que l’agrobiodiversité a deux niveaux :
Les ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture : ceci
comprend toutes les espèces cultivées et/ou domestiquées y compris leurs
congénères sauvages et stocks conservés de plantes et animaux
sauvages;
Les composantes de l’agrobiodiversité qui procurent des services
écologiques.
Celles-ci incluent :
Les organismes utiles qui contrôlent les pests;
Les organismes du sol qui fertilisent le sol;
Les pollinisateurs ainsi que les plantes qui contrôlent l’érosion ou la
régulation hydrique.
Par contre certaines composantes de l'agrobiodiversité sont des ennemis
des cultures et des denrées entreposées. Il s'agit:
des champignons, des bactéries et des virus qui causent des maladies
aux cultures;
des ravageurs comme les insectes, les nématodes, les acariens, les
rongeurs;
des plantes phanérogames ainsi que les adventices.
Au niveau de l’agrobiodiversité, il convient de noter que les ressources
agricoles servent à l’alimentation et à l’augmentation des revenus. Celles
qui peuvent être recensées au Burundi sont nombreuses : les cultures
vivrières (tubercules, graminées, légumineuses, plantes fruitières et
plantes légumières) et les cultures de rente (caféier, théier, cotonnier,
palmier à huile, canne à sucre). L’exploitation des tubercules se fait de
façon artisanale et anarchique.